mardi 28 janvier 2014

Petit guide des scandales de la NSA


Selon des documents divulgués par Edward Snowden et dévoilés jeudi 2 janvier 2014 par le Washington Post, la NSA est tout près de créer un ordinateur quantique à même de décrypter presque n'importe quel encodage. Ici l'entrée du quartier général de la National Security Administration (NSA) à Fort Meade dans le Maryland aux États Unis le 22 décembre 2013.


Dans sa traque des terroristes, l'agence nationale de sécurité américaine s'appuie aussi sur des cookies publicitaires de Google afin d'espionner leurs communication et pirater leur ordinateur.


Les révélations sur la NSA se suivent et ne se ressemblent pas toujours. Redoutant que les terroristes utilisent les plates-formes de jeux en ligne pour communiquer, les espions américains et britanniques ont infiltré le monde de World of Warcraft.


Le premier scandale de la NSA a explosé le 7 juin 2013, lorsqu'Edward Snowden a révélé au monde l'existence de Prism, un programme d'espionnage généralisé sur le Net.


Concrètement, toutes les informations qui transitent par Google, Facebook, Microsoft, Yahoo !, YouTube, Apple, Skype peuvent être facilement interceptées et transmises à la NSA si l'agence en fait la demande.


Un simple soupçon
 et toute votre vie sur Internet est livrée aux espions (historique, communications, messages...) répète Edward Snowden dans ses interviews.


La NSA avance la lutte antiterroriste pour justifier le programme. Mais l'argument ne tient pas longtemps. Dès le 29 juin, il apparaît que Prism aurait servi à espionner la délégation de l'Union européenne auprès de l'ONU ainsi que des responsables français et allemands sur des questions de politique étrangère et de commerce international notamment. 


Les communications entre la présidente du Brésil, Dilma Rousseff et son homologue mexicain ont aussi fait l'objet de surveillances poussées.


Alors que Prism siphonne ses données chez les géants du Net, XKeyscore collecte et suit en temps réel presque tout ce qu'un utilisateur fait sur le Net.


La précision de XKeyscore est impressionnante.Les métadonnées des documents transmis par mail sont moulinées par le système d'espionnage permettant par exemple de localiser sur la Toile la circulation de fichiers Excel créés en Irak.


Déjà mise à mal par Prism et XKeyscore, la sécurité des communications prend encore un coup dans la gueule début septembre. Plusieurs médias révèlent l'existence du programme secret Bullrun. Commun à la NSA et son équivalent britannique, il est capable de décoder la plupart des échanges cryptés sur le net (VPN, SSL)


Toujours sur la base de documents d'Edward Snowden, le New York Times révèle que la NSA espionne des Américains sur les réseaux sociaux depuis 2010. Dans le cadre du programme Prism, l'agence fabrique des graphiques très élaborés récapitulant les connexions entre ces internautes, sorte de Social Graph interplateforme.


La NSA tente aussi d'espionner le réseau anonyme TOR en s'attaquant notamment au navigateur Firefox. 


La NSA espionne aussi les réseaux téléphoniques. Notamment depuis Genève où la mission américaine à l'ONU abriterait une importante station d'écoute de la CIA et de la NSA selon le journal allemand Der Spiegel du 29 octobre 2013. Plusieurs services secrets européens, notamment français et espagnols collaborent activement au programme, fournissant des millions de communications interceptées aux agents américains.


Victime de la NSA, Angela Merker : son téléphone portable est sous écoute depuis 2002.


Avec MUSCULAR, la NSA et son homologue britannique peuvent récupérer des informations depuis les fibres optiques utilisées par Yahoo! et Google entre leurs centres de données. Cette interception sauvage se fait sans aucune demande ni autorisation de la justice. MUSCULAR est un peu la face cachée du programme Prism.