dimanche 28 avril 2013

Les 100 voitures les plus laides 7/10

Ce n'est pas moi qui le dit et l'esthétique est une chose tellement subjective que même en matière d'automobile, on peut dire que tous les goûts sont dans la nature. Le célèbre site américain Edmunds.com, une énorme base de données sur l'automobile, a décidé de faire son classement des 100 voitures les plus moches que nous allons détailler en 10 articles.

40e, Renault 4 1961 : les américains ne sont guère habitués aux voitures européennes et cela se sent car ils classent la mythique 4L dans les voitures les plus laides. Objectivement, la Renault n'est guère sexy, c'est vrai puisqu'elle fait exclusivement dans l'utile, voire l'utilitaire avec ses lignes fonctionnelles et ses surfaces vitrées planes. mais personne ne niera qu'elle dégage un énorme capital sympathie et cela, c'est difficile à trouver outre-atlantique. Notez que ce commentaire sera aussi valable pour une autre superstar française de ce classement... qui sera encore mieux placée !
39e, Dodge Coronet 1959 : celle-là, on dirait franchement qu'elle a les sourcils d'Emmanuel Chain ou de JR, comme vous voulez. Notez qu'aux USA, c'est la quatrième génération de Coronet chez Dodge et qu'elle était l'une des rares américaines de l'époque à être aussi fabriquée en Australie. Mais ça ne la rend pas plus belle pour autant.
38e, Suzuki X90 1996 : la seule tentative de croiser SUV, coupé et cabriolet, la voilà et on comprend qu'elle soit restée unique. Enfin, à l'époque, on ne parlait pas de SUV mais de 4x4 de loisirs, c'était plus long à écrire mais ça revenait au même. Concernant ce X90, on dirait, vu sa taille, une voiture que l'on trouve sur les manèges des nombreuses fêtes foraines de province. Je dis cela car c'est pour rester poli eu égard au physique malheureux du petit japonais.
37e, Lexus SC 430 2002 : bizarrement, les américains trouvent ce coupé-cabriolet moche alors que ce n'est certainement pas la Lexus la plus vilaine. Tout au plus pourrait-on lui reprocher des lignes manquant de dynamisme mais aller jusqu'à dire qu'elle ressemble à une baignoire à l'envers (authentique...), c'est peut-être exagéré... Remarquez que ce SC 430 est l'un des rares coupé/cabriolet à avoir évité l'inconvénient du coffre proéminent, rendant encore plus incompréhensible sa présence dans ce classement. Mais il y aura encore plus étrange comme choix parmi cette catégorie de voiture.
36e, AMC Gremlin 1970 : le film qui porte le même nom que cette voiture n'existait pas encore en 1970 mais la voiture, elle, était déjà aussi moche que la créature du même nom. Dessinée, enfin, c'est beaucoup dire, suivant le même principe que la Pacer (on prend une grosse berline à coffre et on coupe tout ce qui dépasse sauf le capot moteur), cette Gremlin ne manque pas de personnalité mais de beauté. Et de grâce aussi. Mais il ne fallait pas s'attendre à grand chose de plus.
35e, Lincoln Mark VI 1980 : les années 80 aux USA étaient vraiment une date maudite pour l'automobile américaine. Voici encore une candidate de choix avec cette Lincoln Mark VI et le fameux look de diligence, ou de calèche comme vous voulez, "magnifié" par un capot-moteur et un coffre situés très bas, ce qui déséquilibre une ligne que l'on essaiera d'oublier au plus vite.
34e, Saturn Ion Sedan 2003 : Saturn est une marque créée par General Motors en 1985 pour contrer les entreprises japonaises qui envahissaient le marché américain à cette époque. Cette marque a disparu en 2010 et ce n'est pas difficile de comprendre pourquoi, GM ayant réussi à faire une voiture encore plus moche que les japonaises de l'époque.
33e, Pontiac Grand Am, 1985 : toujours ce design des années 80 avec cette manie, voire ce vice, de couper brutalement la lunette arrière afin de dessiner un pavillon le plus vertical possible. Couplé avec un avant très fin, tout cela déséquilibre définitivement la ligne de cette Pontiac, qui était aussi disponible en version coupé. Mais cela n'y changeait rien, qu'il y ait deux portes ou 4.
32e, Citroen Ami 6 1961 : Flaminio Bertoni, le designer de la fabuleuse DS, la considérait comme sa plus grande réussite. À l'instar de la Ford Anglia, cette Citroën reprenait à son compte la lunette arrière inversée, garante de deux avantages, une bonne habitabilité arrière et une propreté assurée de la vitre arrière par tout temps. Mais le profil en Z de la voiture induit par ce dessin n'a jamais fait l'unanimité au point que l'Ami 6, plus grosse vente du marché français à l'époque, s'écoulera plus au total en version break. Au moins, avec ses gros phares rectangulaires, mode stylistique qu'elle introduira durablement, elle avait une personnalité... inoubliable !
31e, Mercury Turnpike Cruiser 1957 : dans le genre paquebot-rococo, voici la gagnante, cette Mercury Turnpike Cruiser. Typique du style exagéré des années 60 américaines, cette ... n'a vraiment rien pour elle : lunette arrière qui s'avachit sur le coffre, décorations latérales qui ne servent à rien (juste à alourdir le tout), deux gros <del datetime="2013-04-26T03:57:02+00:00">yeux</del> phares globuleux et, cerise sur le capot, l'incontournable emblème à l'avant, si kitsch autant qu'indispensable. Et dire qu'il a existé des courageux pour essayer de conduire ce tanker...