mardi 23 avril 2013

Les 100 voitures les plus laides 4/10

Ce n'est pas moi qui le dit et l'esthétique est une chose tellement subjective que même en matière d'automobile, on peut dire que tous les goûts sont dans la nature. Le célèbre site américain Edmunds.com, une énorme base de données sur l'automobile, a décidé de faire son classement des 100 voitures les plus moches que nous allons détailler en 10 articles.

70e, Plymouth Cricket 1971 : encore une inconnue en Europe, normal à première vue mais en fait, cette Plymouth, marque du groupe Chrysler, a bien été produite sur le vieux Continent, en Grande Bretagne précisément et vendue là-bas sous le nom Hillman Avenger. Exportée ensuite aux USA sous la marque Plymouth, elle a même été commercialisée en France, sous une forme à peine différente, intégrée à la gamme Simca et nommée Chrysler 1300 ou 1600. Comme quoi, même une voiture très banale (ne disons pas moche pour une fois) peut quand même connaitre un destin international à défaut d'autre chose...
69e, Lincoln Continental 1958 : voilà ce qui arrive quand on dit à des designers américains qu'ils ont carte blanche. Le résultat est ce truc infâme, compliqué, torturé, gothique, bien moche et le fait que cette "voiture" porte le nom d'un président américain n'y change rien, nous avons bien affaire à une authentique horreur.
68e, Chrysler LeBaron 1982 : avec un nom comme LeBaron, comment voulez-vous que cette Chrysler ne soit pas décadente ? L'impression qui vient tout de suite à l'esprit en la regardant est qu'elle a mis un chapeau bien trop haut sur sa petite tête. Comprenez par là que le vitrage est très haut et que le pavillon l'est aussi, ce qui déséquilibre totalement la ligne et fait paraitre la voiture très étroite. À oublier, comme beaucoup de productions automobiles américaines.
67e, AMC Pacer 1975 : impossible de l'oublier, elle était surnommé l'aquarium et c'est bien facile à comprendre. Elle battait un record avec des surfaces vitrées atteignant 37 % de la surface totale de la voiture. Vendue à (quand même) 280 000 exemplaires grâce au renfort d'un break, sa carrière s'achèvera brutalement en 1980 à cause de ses gros moteurs trop gourmands en carburant. Notez que la climatisation n'était même pas proposée en série sur toutes les versions...
66e, Hyundai Tiburon 2000 : connu en Europe sous le nom de Coupé, ou même Scoupe, ce Tiburon n'est pas plus beau que son nom américain et semble recycler le mollasson bio-design, en vogue chez les constructeurs japonais dans les années 80/90.
65e, Chrysler Executive Limousine 1983 : désespérant est le qualificatif qui convient le mieux à cette nouvelle horreur commise par Chrysler. Petites roues perdues dans grands passages, toit vinyl et matelassé, design du pavillon rappelant les diligences, phares perdus dans une immense calandre bien rococo, n'en rajoutez pas, tout y est !
64e, Renault 16 1965 : première française à avoir les honneurs de ce classement, la Renault 16 exhibait certes des lignes taillées à la serpe mais est restée célèbre, en France et en Europe, pour avoir popularisé le hayon, cette fameuse cinquième porte que l'on retrouve partout de nos jours. Il faut croire que les américains n'ont pas un sens pratique très développé pour ne pas apprécié ce détail qui induisait, certes, une ligne inhabituelle. Notez que BMW avec ses récentes Série 5 GT et Série 3 GT reprend cette même recette du hayon sur une grosse berline, avec encore moins de réussite esthétique.
63e, Nissan Juke 2011 : on aime ou on déteste mais on ne peut pas ne pas le remarquer. Le Juke de Nissan, initiateur en Europe du segment des SUV urbains, est un succès commercial mais n'est pas du tout apprécié outre-atlantique, du moins son physique bizarre.
62e, Chevrolet Malibu Maxx 2004 : elle porte des gènes reconnaissables puisque cette Chevrolet est basée sur la dernière génération d'Opel Vectra, qui n'était pas réputée pour sa finesse esthétique mais plus pour faire dans le style char d'assaut civilisé. Rassurez-vous, cette Malibu Maxx, sorte de berline/break, fait encore pire dans le genre en rajoutant ce qu'il faut de mollesse à un style abrupt. Je vous fait grâce, en photo, de sa calandre avec des phares qui ont l'air d'avoir été piqué sur une autre voiture et mis là par hasard.
61e, Bricklin SV-1 1974 : celle-là, elle est gratinée et vous vous demandez certainement (comme moi) ce qu'est cette voiture. C'est simple, elle est américaine, du coup, on comprend pourquoi elle est moche. Elle ressemble vaguement à une Corvette pour l'avant et à une ancienne Pontiac GTO pour l'arrière, le tout semblant provenir de chez HotWheels un jour où le fabricant de miniatures n'était pas en forme. Notez que si le fondateur de cette marque était américain, la voiture était fabriquée au Canada. Elle ne connut aucun succès puisque seuls 2854 exemplaires furent construits de 1974 à 1976.